PARIS ET LA BUTTE MONTMARTRE

Paris est la capitale de la France

C’est également le chef-lieu  de la région Parisienne. Elle est divisée en 20 arrondissements

Du Marais, aux Buttes Chaumont en passant par Saint Germain des Prés, Paris regorge de monuments incontournables comme la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, le Champs de Mars, Notre Dame de Paris, les Invalides ou le Panthéon, Bercy Village ou la Tour Saint Jacques.

Mais aussi le célèbre quartier de Montmartre que je vais vous faire découvrir.

Montmartre, ancien village est un quartier de Paris dans le 18eme, dominé par la basilique du Sacré cœur . La butte Montmartre, connue pour ses rues étroites pavées et ses longs escaliers, est nommée  » les collines de Paris ». Véritable gruyère, cette butte est gypseuse, une roche tendre. Il y a un siècle, la butte était un vaste bidonville que l’on appelait le maquis de Montmartre avec une population misérable dont beaucoup d’artistes. Ils cohabitaient dans des cabanes de fortune. Malgré tout une ambiance de village y régnait.

—————

J’y ai vécu à Montmartre de l’âge de 17ans à 22 ans. J’ éprouve souvent le besoin d’aller m’y ressourcer le matin de bonne heure assise sur un banc non loin des marches du sacré cœur. Je prends mon temps pour admirer la capitale avant de partir longer les rues et les coins insolites de la butte.

Même si je connais toutes ces rues par cœur avec mes interminables promenades, ça ne m’empêche pas d’être toujours en admiration en les regardant. Souvent les souvenirs reviennent dans mon esprit et je repars loin dans le passé. Mon passé au sein de ce village. La nostalgie vient faire place. (Anecdotes en fin de mon récit)

Chaque bon souvenir de la vie apporte de nouvelles forces pour avancer.

Du haut de la butte, à 130 mètres de hauteur, et après avoir dominé le monde, je pars donc en pèlerinage.

Quelquefois avec un peu de chance nous pouvons assister à des tournages de film.

Le quartier de Montmartre peut commencer dès la fameuse place Pigalle. Moi je démarre d’Anvers et après avoir longé la rue de Steinkerque, je prends le funiculaire. Et oui je suis paresseuse mais bon , vous avez compté les marches ? Trop pour moi. En haut du funiculaire, il y a quand même des escaliers pour accéder à la basilique mais avant je passe jeter un coup d’œil aux arènes de Montmartre. Des événements culturels, concerts ou des pièces de théâtre y sont souvent proposés. 

Un petit tour dans le sacré cœur puis me voici sur la place du tertre avec cette atmosphère de village et ses artistes peintres nous proposant gentiment de poser pour un portrait.

Je repasse devant le restaurant Plumeau rue du calvaire où j’allais manger fut un temps . Un peu plus loin, le musée Dali, rue Poulbot, un lieu d’exposition de gravures,  sculptures et les montres molles qui représentent un  monde onirique, un monde de rêves. Je continue et au bout de cette rue le cadre est tellement villageois que je n’ai plus l’impression d’être à paris.

Avez-vous déjà visité le musée de Montmartre ? Il se trouve dans la rue Cortot. Je vous le conseille. Vous retrouvez l’atelier d’Auguste RENOIR , des animations, des jardins magnifiques, certains sont inaccessibles. Un petit chemin de pavés bordé de feuillages nous mène aux vignes mais là aussi on ne peut qu’admirer car les vignes sont protégées par des grilles. Si vous voulez y entrer, il faut revenir pour la fête des vendanges qui a lieu tous les ans à la fin de l’été.

Non loin de vendanges, un petit restaurant atypique,« la maison rose ».  Reconnaissable à sa façade évidemment rose mais bon un rose pastel. On dirait une maison de dessin animé. D’ailleurs en parlant de dessin animé, le cabaret «  le lapin agile » rue des Saules me rappelle aussi une histoire bien connue au pays des merveilles . Pas vous ? J’ai une ancienne collègue artiste qui chantait là bas . C’est une ambiance à la bonne franquette.

J’aperçois un homme émergeant d’un mur, « Le Passe muraille », place Marcel AYME. La légende dit qu’un homme possédait le don de passer à travers les murs.  J’avoue que ça devait être pratique quand même.

J’emprunte l’avenue Junot après être passé devant le théâtre Lepic. Une avenue magnifique où se trouve l’impasse de « La Villa Léandre » calme et discrète. Ses maisons de style britannique, ses pavés et ses petits jardins plein d’originalité, nous transportent loin de Paris.

Le passage de la Sorcière relie la rue Junot à la rue Lepic. Au milieu du passage, sur l’allée pavée s’y trouve le rocher de la sorcière et son histoire légendaire. Il fut raconté par les Montmartrois qu’il s’agissait d’une météorite, tombée là, comme ça. Plouf ! ou alors un rocher magique servant à se protéger d’ une sorcière vivant dans les parages ! Alors là j’y crois pas, pas plus que la météorite d’ailleurs. Ce passage est fermé au public. Mais j’ai eu le privilège d’y entrer . Si si c’est vrai . Comment j’y suis entrée? Bah…bah… un coup de chance .

Face au rocher, un grand portail et derrière s’y trouve l’Hôtel Particulier de Montmartre un véritable havre de paix, un paradis caché qui fut un temps en possession de la famille HERMES. Une fois franchi ce portail, on entre une fois de plus dans un monde à part. Bon, là j’avoue, pour l’hôtel, je n’ai pas pu y entrer. Je ne fais pas partie de la famille HERMES . Et oui il ne faut pas trop en demander. Hein!!! En fait, j’ai juste un parfum Hermes.

Dans la rue Lepic, «  le moulin de la Galette », restaurant qui était autrefois une guinguette célèbre reste le seul moulin à vent toujours en état de marche sur la butte. Juste en face, la rue d’Orchampt, au bout de cette ruelle, je reste quelques minutes à contempler la maison qui a appartenu à Dalida. Une maison à l’architecture particulière, j’aimerais beaucoup la visiter. Faut pas rêver. Une place porte le nom de cette magnifique chanteuse avec son buste qui domine cette place au bout de la rue de l’Abreuvoir.

Je continue à longer la ruelle en me retournant de temps en temps, afin de continuer à contempler la maison. J’arrive Place Émile-Goudeau. J’adore cette place, je m’assois et je m’emprunte de cet endroit reposant et ombragé avec son mythique  » le Bateau Lavoir », ancien atelier de Picasso, des illustrations s’allument et racontent l’histoire de ce lieu.

Après avoir admiré toutes ces maisons et tous ces coins laissant place aux rêves, mon parcours commence à prendre fin en descendant jusqu’ aux Abbesses, mon quartier d’ antan. Avant de continuer dans la rue des abbesses je fais quelques pas jusqu’à la rue des martyrs pour apercevoir le cabaret Michou .

Puis je flâne un instant dans le Passage Lepic, une jolie ruelle et je poursuis mon chemin. Arrivée devant la rue Tholozé, j’aperçois un bien joli cinéma, le  Studio 28 avec son ambiance typique et  sa célèbre salle décorée par Jean Cocteau.  

 J’emprunte la rue Lepic avec un arrêt devant la rue Constance, là où j’y ai vécu mes jeunes années, (non non pas si loin que ça). 

Je rejoins la place Blanche et son moulin rouge. A quelques pas de là, se trouve le cimetière de Montmartre.

il m’arrive d’y aller. Pas mal de célébrités y reposent (Dalida, Michel Berger, France Gall….).

Pour y avoir vécu, venir m’y ressourcer, Montmartre m’apporte une sérénité dont j’ ai grand besoin.

Dom

——————————————

Anecdotes

« Je me rappelle de mes jeunes années où je logeais dans le quartier des Abbesses en 1977. Je faisais partie à l’époque d’une bande de rockeurs. Nous étions habillés très rock et parfois en teddy boy et teddy girl. Nos vêtements et santiags venaient de chez l’indien aux puces de Clignancourt. Le soir, nous aimions nous retrouver au square des Abbesses et parler de musique et de chanteurs de rock que nous kiffions tant. Un de ces certains soirs, nous avions eu le délire d’escalader le mur du cimetière Montmartre pour nous faire peur. Je m’en rappelle comme si c’était hier.

Nos weekends étaient toujours bien occupés. Le samedi après-midi , c’était souvent au square de la Trinité que nous aimions nous retrouver. (Un quartier que Johnny fréquentait avec ses potes ).  Le guitariste de Vince Taylor venait de temps en temps nous jouer un air de rock n’roll. Un jour, un rocker qui se trouvait là vint nous demander si nous étions d’accord pour poser pour le magazine « Rock’ n’ folk ». Ce fut un grand oui. Le cliché devait représenter deux bandes rivales de blousons noirs dans le genre « West Side Story ». Le metteur en scène, nous avait fait refaire plusieurs fois la pose pour la photo. Ce fut une bonne expérience. Seul problème : nous devions toucher 150 « Francs » chacun. Et bien, nous n’avons pas touché un sou . Le rocker en question est parti avec le « butin » . Et comme nous étions une vingtaine, il a empoché une somme sympa pour l’époque. Bon ok, on s’est fait avoir . Il nous arrivait certain samedi de partir nous défouler à la patinoire Molitor  à porte d’Auteuil. J’ai un souvenir mémorable, des caméramans se trouvaient là un après midi et nous ont interviewés sur notre passion du rock. Ce qui a été grandiose par la suite, c’est que nous passions en 1er partie avant le film ‘ l’hôtel de la plage » dans tous les cinémas Gaumont. Dans les clubs où nous allions danser, les gens nous reconnaissaient. 

 Notre soirée du samedi était souvent réservée pour le cinéma du moulin rouge de la place Clichy. Juste avant, un énorme big mac frites venait nous rassasier avec grand plaisir.

Le dimanche, c’était place à la danse soit à la boule noire près d’Anvers, soit dans un grand appartement Montmartrois d’un copain dont les parents nous laissaient à disposition leur immense salon, soit au « Golf Drout », temple du rock n roll situé dans le 9eme. A la fin des années 1950, des jeunes rockers tel que Johnny se sont produits dans ce lieu insolite.

J’ai finalement quitté Montmartre pour la banlieue Parisienne à 22 ans pour retourner là où j’avais grandi avec ma passion du rock et des souvenirs impérissables.

Dom

Dominique TABEUR