MON PERE

JEAN TABEUR

ARTICLES SUR MON PAPA

SON AFFICHE ET SON PETIT THEATRE

Son histoire

Mon papa, l’homme aux multiples vies, amoureux et passionné du théâtre,  a intégré à l’âge de 20 ans, les cours d’art dramatique menés par Françoise Engel, sociétaire de la comédie française et femme de Jean Piat.

Il a passé son armée au côté de Jean Claude Brialy.

Il m’a transmis la passion du théâtre et de la scène.

Je l’entends encore déclamer « Cyrano de Bergerac » comme je l’entends encore chanter de l’opéra, chanter « Ave Maria » avec sa voix de ténor. Mon père avait le physique d’ un jeune premier. 

ET puis « Jeux interdit » qu’il jouait si bien à la guitare.

Après plusieurs années dans une troupe de théâtre et après avoir été présenté à la comédie française, le trac l’envahi, il met fin à sa passion.

Ce trac était difficile à comprendre puisque mon papa avait ce réflexe de faire une impro théâtrale lorsque nous étions au restaurant avec maman et mes frères. Le repas se terminait souvent de cette manière et tout le monde le regardait. Nos soirées à la maison étaient bien sur portées sur la poésie , le théâtre et le chant. Je garde d’ailleurs des enregistrements au magnétophone.

Son CAP d’ajusteur outilleur passé à l’école, le fait entrer dans le monde du travail. Il arrive au grade de contremaître.

« Inspiré et aidé par son beau frère, Pascal BAEZA, il se lance dans la réparation de batteur de boulangerie. 

Puis mon père termine sa carrière professionnelle dans l’artisanat en menuiserie  pour finalement  retourner à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à sa retraite. Il en sort diplômé de l’Histoire de la Révolution et de l’Empire ».

Devenu écrivain historien, d’abord sous l’aile de Jean TULARD, universitaire et historien français de renom exerçant à la Sorbonne, il écrit son premier livre « Les historiens de Napoléon ». Cette rencontre avec cet historien a changé sa vie.

Puis, il a continué a écrire d’autres livres. Mon frère en est l »illustrateur.

Sa biographie parfaitement rédigée est restée au sein de la famille.

Des articles sont parus sur son parcours étonnant et atypique.

Je me souviens d’avoir vu le film de Sergio LEONE « Il était une fois dans l’ouest » au cinéma avec mon papa, j’avais 12 ans.  Nous avions été mon père mes frères et moi submergés d’émotions par l’histoire du film et de la musique d’Ennio MORRICONE. Nous habitions alors Bondy, ville où j’ai passé une immense partie de ma vie. Chaque fois que j’entends la musique de ce film, elle me ramène à mon père et mes larmes coulent.

Je garde aussi précieusement le souvenir de nos vacances à Port-en-Bessin, ces moments simples et heureux qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire.

Mon admiration restera toujours aussi profonde devant ce théâtre en miniature qu’il a construit de ses mains et qui trône dans ma maison. Chaque détail me rappelle le talent de mon père, sa patience et sa passion du théâtre .

Je reste rêveuse devant son affiche fétiche de Cyrano de Bergerac

Ayant quitté Bondy pour vivre à Fitz James, il est l’auteur de « L’évocation de la vie du Maréchal Jacques FITZ-JAMES, Duc de BERWICK» .

Mon père a toujours eu la hargne de se cultiver. Sa prestance et son intelligence m’ont toujours impressionnée. Il m’a donné le virus du théâtre et j’ai hérité de sa sensibilité.

Il voulait m’appeler Barbara , la famille paternelle s’y opposait. Alors ce fut Dominique. IL n’y a pas si longtemps, je lui ai dit que je n’aimais pas ce prénom car je recevais des lettres au non de « Monsieur ». IL m’a répondu  » Quand tu écriras une pièce dorénavant , il faudra signer BARBARA, cela peut être ton nom de plume.

Je dédie les célèbres tirades de Cyrano à mon père. Tirades du Nez et  » Non merci ».

Je t’aime papa.

Dominique TABEUR, ta fille.

OEUVRES DE MON PERE : https://www.eyrolles.com/Accueil/Auteur/jean-tabeur-107531/

« Paris contre la Province ! » « Les guerres de l’Ouest, 1792-1796 » « La Province contre Paris ! » « Les barricades du peuple » « La bataille de la Boyne » « la chute du second empire » « la prise du trocadéro ou la guerre d’espagne de Chateaubriand » « Saragosse »

Il est coauteur de « La Bérézina, une victoire militaire »

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Papa,

Tu as rejoint les étoiles le 26 août 2026. Tu as rejoins ceux que tu aimais, maman , la femme de ta vie, Mèmere et pèpère, tes parents, tata , ta soeur, tu as rejoins ton petits fils, mon Bryan.

Je savais que tu allais partir. Depuis début juillet, tu allais mal. Mais l’annonce de ton décès ma foudroyée. Je me suis sentie si vide.

Tu as été le premier homme de ma vie.
Mon repère, mon pilier, celui qui a toujours été là pour moi et qui m’a transmis  de belles et grandes valeurs.

Je garderai pour toujours dans mon cœur ta voix qui résonnait lorsque tu déclamas Cyrano de Bergerac, cette pièce que tu aimais tant jouer. Je t’entendrai toujours chanter Ave Maria avec ta magnifique voix de ténor, ou faire résonner Jeux interdits sur ta guitare.

Je me souviendrai aussi de ton émotion lorsque tu écoutais la musique d’Il était une fois dans l’Ouest. 

Je garderai précieusement ton magnifique théâtre en miniature, celui que tu as construit de tes mains et qui trône dans ma maison. Il restera pour moi bien plus qu’un objet : il sera une partie de toi, de ton talent, de ta patience, de ta passion et de tout l’amour que tu y as mis.

Je garderai également ta guitare et ta magnifique affiche de Cyrano de Bergerac. 

Papa, tu m’as transmis cette passion du théâtre.

Je continuerai le théâtre en ta mémoire. Je ferai vivre cette passion que tu m’as donnée, à travers moi, mais aussi à travers ceux que je pourrai aider, accompagner et auxquels je pourrai apporter un peu de lumière.

Tu n’es plus là, mais ton histoire ne s’arrêtera jamais.
Elle continuera de vivre en moi,

Papa, je suis si fière de toi et je t’admire.

Merci pour tout ce que tu m’as donné.
Merci pour l’homme que tu as été.
Merci d’avoir été mon Papa.

Repose en paix.
Je t’aime pour toujours.

Ta fille

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REMERCIEMENTS

Je tiens chaleureusement avec ma famille à vous remercier toutes et tous, pour vos messages de soutien, vos appels, votre gentillesse, vos fleurs à la suite du décès de mon papa, ainsi que pour votre présence à ses obsèques le 4 septembre, pour celles et ceux qui ont pu être à nos côtés.

La cérémonie s’est terminée sur l’Ave Maria, que mon papa chantait si bien, de sa magnifique voix de ténor.

Puis nous lui avons rendu hommage en  commençant avec La Tosca, puis avec la célèbre tirade de Cyrano de Bergerac, « Non, merci », qu’il aimait tant interpréter . Jeux interdits, qu’il faisait résonner sur sa guitare, puis nos textes en sa mémoire.

Mon papa repose désormais en paix à Bondy auprès de son épouse tant aimée, là où nous avons vécu, là où tant de souvenirs de notre vie ont été écrits.

Son dernier voyage a été entouré de sa famille, de ses amis et de personnes que je n’avais pas revues depuis si longtemps, ce qui a créé un lien inoubliable entre nous.

Mon papa m’a permis, à travers son dernier voyage de pouvoir désormais retourner à Bondy en paix, dans cette ville où j’avais tant de mal à revenir depuis 2017. J’ai pu affronter les souvenirs.

J’ai aussi pu revoir avec  les larmes aux yeux mais sereinement, le père de Bryan présent ce jour-là. Je ne l’avais pas revu depuis le drame.

Mon papa laisse une trace indélébile à travers son parcours atypique, ses ouvrages, dont un de mes frères est l’illustrateur, ses multiples vies, les articles qui lui ont été consacrés dans la presse et son amour du théâtre.

Il n’est plus là, mais son histoire continuera à vivre.

Cette passion de la scène et du théâtre qu’il m’a transmise continuera de vivre à travers moi  et aussi à aider ceux qui en ont besoin

Merci, Papa, pour tout.

Je t’aime.

Ta fille

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Papa

Tu as rejoint ton petit-fils, mon Bryan, mon étoile, le 26 aout 2026
Je t’ai accompagné pour ton dernier voyage, le 4 aout

Papa, j’ai pleuré sur ton épaule lorsque Bryan est parti, lorsque tout en moi s’effondrait. Mon fils allait avoir 21 ans.

Aujourd’hui, papa, j’aime croire que Bryan est venu t’accueillir, qu’il t’attendait quelque part, et que vous êtes enfin réunis.

Veille sur lui comme tu veillais sur moi, comme tu veillais sur mes frères. Prends soin de mon petit garçon et dis-lui combien je l’aime.

Raconte lui ce qu’il sait déjà. Tes belles et grandes valeurs, que je porterai jusqu’à mon dernier souffle.

Tous les souvenirs avec toi sont désormais des trésors qui ont laissé une empreinte indélébile dans mon cœur.

Tu m’as transmis ta passion du théâtre et de l’écriture, tu m’as transmis ta sensibilité, celle des artistes.

Alors je te le promets : je continuerai cette passion en ta mémoire comme je continue tant de chose en mémoire de Bryan.